Contexte
La Gascogne Armagnac peut cumuler plusieurs facteurs de vulnérabilité : éloignement géographique, absence d’infirmière en cité scolaire, exclusion sociale et repérage tardif des situations de violences.
L’accès aux soins gynécologiques s’en trouve entravé.
Les professionnels de proximité, souvent isolés, peinent également à identifier les interlocuteurs de recours et avouent un sentiment d’impuissance lorsqu’il s’agit d’accompagner une patiente victime de violences.
Sans coordination, la hiérarchisation des aides reste floue et le parcours se fragmente.
Objectifs généraux
La CPTS entend, d’une part, structurer et sécuriser le parcours d’IVG médicamenteuse.
D’autre part, il s’agit de prévenir les violences faites aux femmes en amont et en aval des actes de soin.
Objectifs opérationnels :
L’action consiste à faciliter l’orientation et promouvoir la santé sexuelle.
Mais aussi garantir un accès effectif aux soins pour les femmes en situation de vulnérabilité et améliorer la prise en charge des violences grâce à une coordination resserrée entre acteurs du territoire.
Actions réalisées
Le réseau s’est d’abord relié à la déléguée départementale aux droits des femmes.
Ce partenariat a permis, entre autres, l’installation de points de collecte et de distribution de protections menstruelles à Nogaro et Eauze.
Côté IVG, la CPTS a recensé les praticiens formés et encouragé de nouvelles formations via REIVOC et MGForm.
Puis elle a conçu un flyer clair : parcours sécurisé, contacts d’urgence, droits de la patiente. Un second support, à destination des femmes, est en cours d’impression.
La lutte contre les violences intra-conjugales s’est, quant à elle, traduite par une formation aux psychotraumatismes animée par le CIDFF, l’approvisionnement régulier en violentomètres pour les cabinets et la diffusion, dans chaque pharmacie, de sacs illustrant les numéros d’urgence.
Un marque-page rappelant aux soignants les questions clés du dépistage est prêt à être distribué. Enfin, la coordinatrice de la CPTS siège désormais à la Commission départementale Violences faites aux Femmes. Elle assure ainsi le lien permanent entre terrain et institutions.

